Saviez-vous que l’un des fondateurs de William J. Walter Saucissier a, un jour, été professeur de français et un brillant joueur de hockey, membre de l’équipe nationale olympique canadienne dirigée par le père Bauer à la fin des années 1960? C’est au Collège Sainte-Marie, puis à l’Université de Montréal, au début des années 1960, que les dépisteurs découvrent son talent de joueur de hockey. Suite à son stage avec l’équipe nationale et pendant quelques semaines sous les couleurs des Seals d’Oakland, il décide de faire carrière en Suisse en tant que joueur-entraîneur, expérience qui s’étendra sur une quinzaine d’années. En 1985, Jean Cusson rentre enfin au pays avec sa famille, pour s’établir à Montréal en permanence.
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Quelque temps plus tard, son frère Paul, professeur et consultant en créativité à l’UQAM, présente le concept de commercialisation de saucisses en vrac à Jean et à son autre frère Robert, lui aussi professeur de créativité. Inspirés des différentes boucheries européennes et de nombreux séjours en Europe, Jean et ses frères se lancent dans la production et la vente exclusives de saucisses haut de gamme en 1986. Leur objectif: offrir le plus grand choix de saucisses au Québec. Le premier William J. Walter a pignon sur rue à la Plaza Côte-des-Neiges, victime d’un mauvais emplacement, il fermera après quelques mois. Un deuxième ouvre au Marché Les Halles d’Anjou. A ce moment-là, on offrait tout au plus une vingtaine de saveurs différentes en comptoir, incluant les traditionnelles Allemandes, Toulouse et les Italiennes. Ils mettent au point de nouvelles variétés de saucisses et organisent des dégustations pour attirer des clients. C’est finalement à l’été 1987, à la saison du barbecue, qu’ils seront récompensés pour leurs efforts.
Un William J. Walter ouvre au Marché Public 440 à Laval et offre maintenant plus de 40 variétés de saucisses. Des clients, impressionnés par le produit, demandent aux Cusson d’ouvrir des franchises à leur tour. À ce moment, le réseau de franchisage WJW prend forme. On offre aux intéressés de verser une somme d’argent pour utiliser la bannière, et on leur demande d’acheter exclusivement des saucisses approuvées par le siège social. Mais dans l’ensemble, les franchisés ont carte blanche. Certains vendent du fromage, des bières importées, des pâtes, de l’épicerie fine, etc.
En 1998, Robert décède et Jean Cusson hérite de l’entreprise. Aujourd’hui âgé de 68 ans, Jean Cusson commence à songer à la retraite. Il lèguera une entreprise florissante à ses fils, un concept québécois unique au monde. Aujourd’hui, le réseau regroupe 28 franchisés et offre plus de 70 variétés de saucisses.
UN NOM...
Les fondateurs on voulu donner un nom qui se démarquerait et qui personnaliserait les 3 fondateurs tout en ayant une signature suisse allemande, qui donnait de la crédibilité à une saucisserie. Le lien avec la matière première, le porc, est apparu, et l’image des 3 petits cochons fondateurs a coulé de source. Chacun des cochons a été baptisé : WILLIAM, JOSEPH, WALTER, pour devenir cette bannière québécoise WILLIAM J. WALTER SAUCISSIER.